poèmes á lire
                                 de manière aléatoire
                                                            marc-olivier zimmermann

 

 

S'il y a un amour pur et exempt du mélange
de nos autres passions, c'est celui qui est
caché au fond du coeur, et que nous ignorons
nous-mêmes.


 ( maxime 69 in
Réfléxions ou sentences et Maximes morales
"Maximes et Réflexions diverses"
François de La Rouchefoucauld )

 

                        l'epouse multiple


Dos
face au Vide, tu as déjà fini toi aussi de gravir seul
l'échelle de l'insouciance
et l'apogée de l'Eté sans retour qui s'annonce
rassemble dans ton souffle périlleux
ces instants écartelés par des chevaux étranges
avant le grand sentiment de l'envers

considère les paupières closes
la coupure du soleil voilé qui s'éloigne,
l'agilité de la faucheuse sans visage
échevelée par l'inépuisable Solitude
dans le pli tournoyé de sa bure,
l'éventualité époumonée par le métal tenace
de l'Indifférence ramenant autour de toi sa perpétuelle traînée d'éphémères

Le feu traverse le torse
de l'Amour
dans de folles noces d'étincelles stoïques
réajuste ses noires étoffes chaudes moirées
la lame aveuglée comprend secrètement le rougeoiement attisé
par l'opiniâtreté de la Nuit chevrotine,
la diaphane au front de Poésies,
le métal des promesses échangés à vos doigts effleurés par la pesanteur
d'un salto à accomplir seul

fatalement

la belle imprévisible est aussi vieille aphasique noyée dans le grisonnement de ses chagrins ridés, mariée nerveuse qui flotte dans les airs, ou garce à bascule en haillons séraphiques
le décompte vertigineux annonce le balancement de hampe sifflante surgie d'une pluie de robes changeantes, ce trouble sur la surface de cette inquiétante Endormie qui t'attend de ses bras tranquilles

la pureté retrouvée peut-être quelque part au fond de l'inconnue Transparence

et tes chevilles sur le bord
du plongeoir suspendu

 

 

 

 

                    dans le tumulte des heures


Casque ciselé d'étincelles coiffant
l'élan de l'ange étendard lancé vers l'accidentel
en nous et pour nous

de l'ange exterminateur
tombé en miséricorde
comme tambour annonciateur
sur un champs constellé d'étoiles

de l'ange adorateur
vociférant, prodiguant, abouchant des syntaxes interdites
comme autant de cruels mystères,
de brèches révélatrices,
de patientes psalmodies

reçois, Casque fou, le choc abrasif du
Glaive étourdi !

provoque en nous le transept des détonations réciproques !

dévoile l'Impalpable Lumière

et roule, enfin, détaché par des heurts féroces
comme un boulet renversant
dans un chaos d'azur incompris
les quilles totems des systèmes
dressés en rangs serrés !
 

 

 

 

 

                  le paradoxe du bouc


implacable merveille,
Soleils implacables !

Quelque soit l'Idéal
à atteindre, son éclat improbable;
aimer jusqu'à son ombre,
en poésie, c'est aussi accepter

d'en être privé.

 

 

 

 

                        deja


la morsure du vent rassemble
les mains gantées au col doucement relevé
vers vous, belles passantes du sans retour
je vais à la rencontre de mes dernières années

 

 

 

 

Marc-Olivier Zimmermann, poeta, mestre em Letras e Artes pela Faculdade de Aix Marseille I.

 

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